Résolution de l'Union interparlementaire sur le cas de Malalai Joya
CASE N° AFG/01 - MALALAI JOYA (AFGHANISTAN) Union interparlementaire, 1er avril 2010 Le Conseil directeur de l'Union interparlementaire, se référant au cas de Mme Malalai Joya, membre de la Chambre des représentants d'Afghanistan, exposé dans le rapport du Comité des droits de l'homme des parlementaires (CL/186/12b)‑R.1), et à la résolution qu'il a adoptée à sa 185ème session (octobre 2009), notant qu'à la session qu'il a tenue pendant la 122ème Assemblée le Comité s'est entretenu avec un membre de la délégation afghane, M. Gailani Sayed Ishaq, Malalai Joya: une femme afghaneL’expulsion de cette femme au franc parler illustre le caractère superficiel des revendications faites au nom de l’évolution des femmes Air-Max: Respire!, 22 fév. 2010
Malalai Joya, celle qui, parmi les 68 femmes actuellement élues au Parlement afghan, manifeste le plus son franc parler a été suspendue de ses fonctions de députée. Infatigable critique des chefs de tribus et des quelques criminels de guerre au sein du gouvernement Karzai, elle en a été expulsée à la suite à une interview télévisée où elle comparait le parlement à un zoo. L’expulsion de cette femme au franc parler illustre le caractère superficiel des revendications faites au nom de l’évolution des femmes, depuis l’occupation, et confirmées par les rapports des droits de l’homme sur la persistance de l’inégalité des femmes. Afghanistan. Malalai Joya: «Pas de démocratie sous occupation»
Entretien réalisé par Dominique Bari, l'Humanite, 20 Février 2010
La jeune députée afghane a été exclue du Parlement pour avoir dénoncé l’ingérence des puissances étrangères et les atteintes aux droits des femmes que permet la poursuite de l’occupation. Malalai Joya est une femme en colère. En colère contre la guerre que mène la coalition internationale en Afghanistan, son pays, en colère contre les bombes de l’Otan qui tuent les civils dans les villages, en colère contre l’appel à la réconciliation avec les talibans et les seigneurs de guerre. «Faites cesser les massacres dans mon pays, faites retirer les troupes étrangères pour que s’arrête la talibanisation!» lance la jeune députée afghane aux opinions publiques occidentales. «Au nom de mon peuple», de Malalaï JoyaL'ancienne députée afghane Malalaï Joya était à Paris la semaine dernière pour la promotion de son livre Par Valérie Rohart, Radio France International, 20 février 2010 Download Embed Embed this video on your siteL'ancienne députée afghane Malalaï Joya était à Paris la semaine dernière pour la promotion de son livre Au nom de mon peuple. A 32 ans, elle raconte son combat en faveur de la démocratie en Afghanistan dans cet vouvrage publié aux Editions Presse de la Cité. Malalaï Joya, la pasionaria de KaboulElue au Parlement afghan, elle dénonce le voile, Massoud, Obama ou les talibans. Mais donne une voix à celles qu’on n’entend et ne voit jamais De notre envoyée spéciale à Kaboul Flore Olive, Paris Match, 19 Février 2010 ![]() Malalaï et trois de ses gardes du corps devant la maison où elle a rencontré nos envoyées spéciales. Pour des raisons de sécurité, elle ne dort jamais plus de deux ou trois soirs de suite au même endroit. Elle a horreur de la burqa, mais la porte pour se protéger. (Photo Caroline Poiron) Malalaï Joya est assise sur des coussins, près du poêle. Des papiers jonchent le sol. Sur le dos d’un fauteuil élimé est posée la burqa sous laquelle la jeune femme se dissimule dès qu’elle sort, alors que, à Kaboul, de nombreuses femmes ne portent qu’un léger voile. Ce «symbole de l’oppression des femmes», dit-elle, ce «suaire pour vivantes», elle l’utilise pour se cacher, garantir sa sécurité. Malalaï Joya a déjà échappé à cinq tentatives d’assassinat. Pour que sa famille ne soit pas inquiétée, elle porte un nom d’emprunt, ne fixe jamais le lieu d’un rendez-vous plus d’une heure à l’avance, change de maison tous les deux ou trois jours et ne se déplace jamais sans ses cinq gardes du corps. «Ma vie est insupportable, dit-elle, mais c’est le miroir de ce que vit mon peuple.» Difficile de croire que la parole de ce bout de femme de 1,55 mètre soit si subversive qu’on veuille la faire taire à tout prix. Et par tous les moyens. Parce qu’elle a su ce qu’était l’exil, Malalaï préfère aujourd’hui se battre dans son pays, quitte à y vivre comme une prisonnière plutôt que de fuir. Malalaï Joya: “C'est la loi de la jungle“Interview de Malalaï Joya, auteur de "Au nom de mon peuple" TV5 Monde, 17 février 2010 Embed Embed this video on your siteUn livre, une femme, un pays, l'AfghanistanRencontre - Malalaï Joya, ancienne députée afghane, publie "Au nom de mon peuple", où elle dénonce aussi bien les talibans, les seigneurs de guerre et l'Otan. Par Patricia Allémonière, DR - TF1 News, 17 février 2010 32 ans, déterminée, Malalaï Joya parcourt le monde pour parler de son livre, Au nom de mon peuple, mais aussi et surtout de son pays. Depuis des années, cette jeune femme se bat pour la démocratie. "Au nom de mon peuple et de toutes les femmes", précise-t-elle à chaque interlocuteur. C'est ce combat qu'elle veut nous faire partager lorsque nous la rencontrons dans un hôtel du 6e arrondissement à Paris. Plus jeune députée élue au parlement afghan en 2005, elle en a été expulsée deux ans plus tard pour avoir eu, dans une interview télévisée, des mots très durs sur ses collègues : "Dans une étable, il y a des vaches qui donnent du lait et des ânes qui portent des fardeaux. Mais eux, ils sont pires que des vaches et des ânes, ils sont comme des dragons". Hommage à Malalaï JoyaLes médias dominants ne veulent pas entendre le discours de Malalaï Joya Monde en Question, 15 février 2010
«Dans une étable, il y a des vaches qui donnent du lait et des ânes qui portent des fardeaux. Mais eux, ils sont pires que des vaches et des ânes, ils sont comme des dragons». Les médias dominants – Le Monde, Libération, Mediapart, NouvelObs, Rue89, etc. -, qui s’arrogent le droit de parler « au nom des femmes », ne leurs donnent pas la parole quand celles-ci dérangent. Ainsi, vous ne trouverez aucun article dans les médias cités sur Malalaï Joya à l’occasion de la publication de son livre Au nom de mon peuple - Une femme afghane contre les seigneurs de la guerre, Presses de la Cité, 2010. "Un système mafieux en Afghanistan"Malalaï Joya croit en son destin et surtout veut sauver son pays Karen Lajon, Le Journal du Dimanche, 13 Février 2010 ![]() Malalaï Joya est la plus jeune député à Kaboul, (Reuters) Malalaï Joya fut la plus jeune député élue à Kaboul. Aujourd'hui bannie du Parlement afghan et privée de son passeport diplomatique, elle réclame le départ des Américains, des ONG et des officiels "véreux" de son pays dans un livre-choc. Rencontre. "US out of Afghanistan now". "Les Américains, dehors, maintenant". Le badge est énorme, blanc, accroché à son pull noir. De la pure provocation pour les uns, un immense courage pour les autres. Une chose est certaine, Malalaï Joya n’y va pas par quatre chemins. L’ex- député afghane possède la candeur et la force des héroïnes de l’ombre. Dans son livre Au nom du Peuple qui sort cette semaine *, la jeune femme n’épargne aucun des acteurs qui règnent sur l’Afghanistan d’aujourd’hui. Là-bas si j'y suis: Rencontre avec Malalaï JoyaRencontre avec cette jeune femme courageuse, alors que sort son autobiographie, "Au nom de mon peuple". par Daniel Mermet, Radio France, 12 février 2010 «Dans une étable, il y a des vaches qui donnent du lait et des ânes qui portent des fardeaux. Mais eux, ils sont pires que des vaches et des ânes, ils sont comme des dragons ». Embed Embed this video on your siteAprès avoir prononcé à la télévision ces mots à propos de l’assemblée des députés afghans, le 20 mai 2007, Malalaï Joya, jeune députée afghane, a été exclue du parlement. |








